Assis dans un coin du sous-sol, un vieux biscuit en main, je ressens
à quel point
aujourd’hui est un hier de demain. Cette formule vous paraît nébuleuse ?
Ampoulée ? Peu importe. Et peu importe qu’au terme de la lecture elle vous
parle ou non. Ce que j’ambitionne surtout au travers de ce récit, c’est
partager avec vous les émotions qui m’habitent depuis ce matin. Depuis le décès
de Solange ; depuis le décès de ma tendre grand-mère Solange.
Lorsque la nouvelle m’est arrivée, en cette claire matinée de novembre,
ma première réaction fut de fermer les yeux. Peut-être tout simplement pour ne
pas avoir à affronter le regard des autres. Peut-être juste par pudeur.
Puis j’ai levé de nouveau les paupières sur le monde. Et si je parle
clarté, c’est justement parce que la chatoyante lumière de ce soleil bas me rappelait
déjà la voix de Solange.
« Paul, m’avait-elle demandée lors d’une balade estivale sur les
berges tranquilles de L’Indre, cela ne t’étonne-t-il pas qu’on ne puisse jamais
regarder le soleil en face ?
– Encore une de tes énigmes Mamie ?
– Pas précisément, Paul. Contente-toi de ressentir les éléments qui nous
entourent. »
Nous communiâmes avec d’altiers peupliers qui se dandinaient aux vents.
Puis j’improvisai quelque répartie pour ne pas la décevoir : « Qu’est
que tu trouves étrange, Mamie ? Que cet astre qui nous apporte la lumière,
on ne puisse justement pas admirer sa candeur
les yeux dans les yeux ? » Elle éclata d’un rire de
grand-mère – davantage qu’un esclaffement, c’était une toux bien grasse ! « Paul,
avait-elle reprit gravement, si le soleil ne peut se regarder directement,
lui que l’on entend jamais non plus chanter ni raconter quoique ce soit, c’est
parce qu’il n’est ni fait pour être vu, ni fait pour être entendu. Il est juste
fait pour être respiré. Exactement Paul,
le
soleil se respire ! »
Allons donc, le soleil se respire ! Ce matin, je respirais une large
bouffée de soleil les larmes encore vivaces. En me revenant, cette errance aux relents
amers chuchotait que, derrière chaque chose où derrière chaque personne de
cette formidable aventure qu’est la vie, se trouve un minuscule univers où
dépenser sa journée entière en questionnements et en contemplations.
J’ai respiré, respiré encore et encore, puis me suis dirigé gentiment
vers la maison désormais orpheline de ma grand-mère.
La première des taches qu’on m’attribua fut assez singulière. Mon cousin
et moi devions étaler sur une table le contenu de l’armoire à pharmacie. D’un
côté nous faisions un tas de boites de médicaments, de l’autre une pile
d’ordonnances. Car une des particularités de grand-mère était de ne jamais se
faire rembourser ses prescriptions médicales.
Selon notre tante, il s’agissait là d’un fait de générosité, Solange l’ayant
maintes fois proclamée en public : « Moi, je peux assumer mes
dépenses de santé, alors ne pas me faire rembourser est une façon de participer
au comblement du trou de la sécu ! »
Cependant je dois avouer ma propension à penser différemment. Non pas que
je ne rende pas hommage à ce geste charitable, mais partageant ma vie avec une
psychanalyste, j’analyse autrement la maniaquerie de ma grand-mère.
De mon point de vue, deux autres raisons la motivaient. D’abord, Solange
redoutait terriblement la maladie. De ce fait, ne pas se faire rembourser
constituait une sorte de pacte avec les forces de l’esprit (en lesquelles elle
ne croyait pas). Ainsi se sentait-elle protégée par une pensée magique du
style : « Tant que je paye mes soins je reste en vie ».
Ensuite, il ne faut pas oublier la condition originelle de mes
grands-parents. Un cheminot et une institutrice, en ce début de vingtième
siècle, riches de quatre enfants, n’étaient pas habitués à
demander quelque chose à la société. On reste timidement dans son
coin, on veille aux lanternes, une tierce ou un carré de valet entre les mains,
puis on se couche la faim au ventre, mais on ne demande rien. Surtout
pas ! D’ailleurs rares sont les pauvres gens, dans l’histoire des peuples,
à s’être extirpé par eux-mêmes de la misère. Pour l’exemple, ce sont bien les
lettrés de
la Nouvelle
Angleterre qui ont libéré les esclaves en Amérique du Nord,
et
la République Française
ne fut pas levée par les paysans.
Je n’arrêtai d’y songer en collant les vignettes sur les ordonnances. Nous
fîmes les comptes : il y en avait pour plus de cinq mille francs – et je
jure qu’à des broutilles près, c’est l’entière vérité ! Alors nous dûmes supporter,
de la part des enfants accablés par le chagrin, de nouvelles louanges devant
tant d’économies pour les plus indigents, et je ne pus tenir bien longtemps
avant de m’éclipser.
Me voici donc parti dans la chambre de Solange – remarquons à quel point
la chambre de l’Autre est un éternel mystère, et je ne sais expliquer pourquoi
elle nous attire tant !
Inerte, les yeux encore humides, je commençai par ne rien faire. Ne rien
faire du tout est une tentation à laquelle ma grand-mère m’invitait parfois
allègrement. Au loin, les coups de fils se multipliaient, et mon père sanglotait
en prévenant telle grand-tante, telle connaissance. Aussi continuais-je à ne
rien faire un long moment, assuré que personne ne viendrait troubler mon
recueillement.
C’était ahurissant ! Il y a quelques heures, à peine, elle se
trouvait là, allongée sur ce lit. Mon grand-père l’avait transportée depuis les
WC où l’arrêt cardiaque c’était produit. Puis le médecin avait hésité avant de
trancher sur les raisons du décès, car les résultats d’une fibroscopie
pulmonaire pratiquée la semaine passée disaient autre chose. A quoi bon !
La mort, c’est la mort ! Tout est terminé pour elle, maintenant. Et ce
constat est effroyable !
Dans un tiroir bien fatigué se reposaient des lettres. Trop indiscret de
les lire, même si nombre d’entre elles étaient des correspondances avec
des chroniqueurs de tabloïdes politiques. Tout cela était connu, Solange
exhibant ses échanges enflammés lors des hebdomadaires repas de famille, au
moment où les hommes se levaient poing dressé pour entonner l’Internationale.
Mais non, la perle espérée ne se trouvait pas dans ce tiroir-ci. Je la
découvris bientôt dans un insignifiant casier, situé loin des yeux, en un creux
pratiqué sur le côté le moins accessible du secrétaire. Une perle,
dis-je ! Et quelle perle !
C’était une petite boite métallique. Une simple boite à thé comme les
collectionnent stupidement, en haut des meubles de cuisine, la plupart des
ménagères – et ma mère n’est pas la dernière. Mais cette boite, ici rangée, ne
contenait ni thé ni vide d’air empoussiéré. Plutôt un joli papier plié en
quatre et un mouchoir enveloppant
quelque
chose.
L’indiscrétion ne pouvait plus me faire honte. Les secrets, disent
certains malpropres, ne sont faits que pour se dire à une personne à la fois.
Je pense plus volontiers qu’un secret n’est valable que s’il est outrageusement
violé.
Ainsi me voilà occupé à délivrer l’inconnu. Délicatement. Avec
circonspection. Désormais dans la crainte – ou dans l’espoir ? – que
quelque familier des lieux n’entre et me surprenne. Bref, tout était en place
pour que le Graal en personne s’apprête à jaillir du linge habillement brodé.
Et croyez-le ou non, il jaillit !
Devant mes yeux incrédules, le mouchoir délivra un biscuit gâté. Pensez-vous
que, sain d’esprit, l’on puisse rester prostré devant un biscuit ?
Evidemment non ! Mais, moi, je restais pourtant interdit. Car ce n’était pas
n’importe quel biscuit. Ce biscuit là porte en lui une histoire extraordinaire.
Une légende vivante dans la famille !
Mais le plus surprenant, c’est que cette histoire concerne l’autre partie
de ma famille, la branche maternelle, et que jamais je ne me serais attendu à
trouver ici ce fétiche, cet idole, cette pulvérulente relique. Point de doute
donc : Solange avait dérobé le trésor pâtissier !
Tandis qu’une étrange ivresse s’emparait de mon être, mes lèvres ne cessaient
de formuler des « non ! » et des « c’est pas
possible ! ».
Discrètement, je descendis à la cave, la boite serré sur mon cœur. Une
fois assis contre la chaudière, dans une pièce envahie, à vie certainement, de
cette affreuse odeur canine, je bus entière une fillette de « je ne sais
quoi mais du rouge » – probablement un jeune Chinon bien tannique – et me décidai
à ouvrir le papier plié qui accompagnait le biscuit. C’était un texte de
Solange, une sorte de poème contemporain, qui disait, énigmatique, ceci :
…
Mon maquis
C’est
le passé
C’est
le futur
Mon
maquis c’est
Le temps totalitaire
Pourtant
de ce temps
Dit-on
(aux aubades) qu’avec lui tout s’en va ?
Dit-on
(aux salons) que l’on passe plutôt que lui ne passe ?
Dit-on
(aux calculettes) qu’il n’existe pas ; que l’espace et lui, c’est la même
entité ?
Eh !
oh ! les cadets ! L’univers serait-elle née dans un bar ?
Dans
la parole triglycérique ?
Dans
l’haleine raisineuse d’une pente grappue ?
Sur
les cendres de ces foutaises
Venues de cervelles moisies
Aux salves
cathodiques
Pauvres et habitées
De bombes
publicitaires
Inaptes mêmes à charcutailles
J’affirme
que le temps
Ce
n’est rien d’autre que
Ce qui ne change jamais
Du
haut d’un homme :
L’affiche et non son jaunissement
La page et non son encornure
Ton expression inaltérable et
surtout pas tes rides
Mon
maquis
C’est
l’être lui-même
Un
atelier de larges peintures
Toujours
inachevées
Aux
couleurs inconnues et molles et
Dont chacune est une lettre
Un mot
Une phrase agressive
pour le corps
Dans la langue du temps totalitaire
Bien
sûr le temps existe !
Il
ne se discourt pas
Sur une page
Ou d’un chemin
Du
haut d’un être humain
Mon
maquis
C’est
ce qui ne change jamais
Le
temps totalitaire
Waouh ! Deux baffes astronomiques dans la même journée, cela fait
beaucoup, non ? Je reposai sur mes genoux flageolants le joli papier
beige. Un papier de qualité supérieure, mais – là je souris – largement jaunis
et encorné. Au fond, devais-je m’étonner de cette trouvaille ? J’avais suffisamment
fréquenté Solange pour m’attendre à tout de sa part. Ce qui relevait du prodige
dans la découverte du biscuit, néanmoins, c’était le lien très inattendu qu’il
tissait entre mes
si différentes deux
grand-mères. Et à cet instant précis, je ne pus que me replonger, mélancolique,
dans l’histoire de l’improbable petit-beurre.
Jacqueline, ma seconde grand-mère, habitait à cette époque une belle
bâtisse de bourg. On y trouvait deux cours, d’anciennes écuries transformées en
atelier pour mon grand-père, et un fantastique jardin en talus venant buter
contre la falaise d’un château. Bien sûr, creusée dans l’ancestral calcaire
sableux, une vaste cave s’allongeait sous le jardin. Cette cave comprenait une
invagination secrète – « le caveau » –, qui permit à Maurice de
cacher des matières premières pendant la guerre de 39-45, et par troc de l’engorger
par la suite de fûts de Vouvray millésimés 1921 et 1947 – précisions
qu’aujourd’hui encore nous dégustons avec préciosité ces douces Rabelaiseries !
Au décès de mon grand-père, Jacqueline fit venir les étés son amie
Thérèse (de Dunkerque), une autre veuve attristée avec qui elle partageait de
nombreuses choses de bourgeoises esseulées.
Ce que je retiendrai surtout de Thérèse, c’est un extraordinaire pain
perdu (au pain de mie frais s’il vous plait !) et un parler plus que
désuet. La grande dame au coup de fourchette impressionnant n’hésitait pas à
clouer le bec de mon gueulard de paternel, par des nuées de
« saperlipopette ! » et des missiles de « hé !
ho ! doucement les basses ».
Parmi les choses de grand-mères qu’elles pratiquaient, il y avait, bien
entendu, le sacro-saint thé de quatre heures. Et puisqu’un thé ne nourrit pas
sa veuve, l’accompagnait toujours un petit paquet de biscuits au beurre
qu’elles finissaient à chaque fois.
Mais voilà qu’un jour, les deux gourmandes convoitèrent chacune le
dernier gâteau du paquet. Et elles le convoitèrent avec insistance ! Comment
régler ce différent ? La courtoisie toute hypocrite de ces coutumières des
bénitiers conchoïdaux ne suffit pas à leur affaire. Personne ne sut jamais précisément
comment les hostilités commencèrent, toujours est-il que, aucune des deux ne
cédant, le biscuit demeura dans sa boite, et les repas suivants furent d’une
froideur cadavérique. Au point que, de nouveaux paquets défilèrent lors des quatre
heures suivants, mais ce paquet-ci demeura dans le placard avec son relief.
Un soir que les vieilles partirent au lit, à peine réconciliées, ma
grand-mère essuya un drôle de revers. Entre ses deux draps, toujours parfaitement
repassés, reposait un invité de marque. Un invité qui lui démangeait les
couennes, et surtout qui ne se trouvait pas à sa place habituelle. Vous m’avez
compris, il s’agissait du biscuit.
Dès lors, ce qui n’était qu’une petite fâcherie devint affaire d’Etat.
Car, revigorées par l’intérêt que nous accordâmes à l’histoire lorsqu’elles
nous la contèrent, au cours d’un repas dominical, les veuves entamèrent une
guerre sans merci.
C’est ainsi que, conscientes ou non de l’importance de l’oubli dans la
compréhension d’un fait, mais assurées de savoir se faire discrètes pour mieux
surprendre leur adversaire, le biscuit disparut soudain de la circulation. On
déclama l’avoir égaré, on raconta que l’affaire était close, mais de délicieux
regards obliques disaient autre chose.
Lorsque Thérèse quitta Jacqueline pour rejoindre ses septentrions – à
elle plutôt affables – une subtile rigole siégeait sur ses lèvres. Cette banane
disait secrètement : « Ma belle Jaqueline, tu n’es pas au bout de tes
surprises. Je te donne deux jours pour me téléphoner quand tu vas découvrir le
pot aux roses ». Mais son amie, peut-être par lassitude, semblait vraiment
être passée à autre chose.
Dans le compartiment du train, Thérèse continuait probablement de
sourire. Une fois chez elle, pas encore gagnée par la tristesse d’une saison
sans revoir sa compagne, elle dut défaire ses valises en imaginant la tête de
Jacqueline, lorsque celle-ci découvrirait l’insolite dans le beurrier, à
l’endroit où l’on dépose normalement la pâte à tartiner du matin. Et ce songe
lui fit peut-être même monter une boule dans la gorge. Ces petits déjeuners,
assis sous les lilas de la cour intérieure, quelles merveilles ! Thérèse pouvait
y repenser à chaque instant. Il suffisait de placer délicatement son nez sous
les arums qu’elle avait emporté et de le promener au dessus comme les veuves se
promenaient le long du parterre de la cour.
Alors, Thérèse déballa-t-elle le joli bouquet de fleurs, consciencieusement
emballé par Jacqueline le matin même, s’apprêtant à plonger dedans son vieux
tarin pour revivre ces souvenirs du voyage en Touraine ? Sans doute. Et par
une extraordinaire – saperlipopette de saperlipopette ! – roula sur la
moquette de l’appartement une vieille connaissance, un beau petit biscuit, qui
maintenant mollissait.
Quid de la suite de cette
incroyable bataille ? Il y eut, cela est avéré, d’autres voyages et
d’autres cachettes. Le biscuit fatigué se réincarna en lavande, en objet d’art,
en bourre-chausse, en ustensile de cuisine, en outil de jardin, etc.
Cependant, vers le début des années 90, le gâteau omniscient s’évanouit
soudain dans la nature. Les vieilles s’accusèrent mutuellement de l’avoir mis
aux ordures, chacune démentant formellement, et cet ultime affrontement fut à
l’origine d’une grande fâcherie. Jaqueline et Thérèse ne se revirent jamais, et
lorsque cette dernière décéda, quelques années plus tard, ma grand-mère ne se
rendit pas aux obsèques, soi-disant pour cause de bronchite.
Vous comprenez ma surprise, maintenant, lorsque j’ai désenveloppé le
mouchoir ! Il me parait invraisemblable que mon autre grand-mère ait pu
voler ce précieux. Et pourtant, je ne l’ai que trop vu pour ne pas le
reconnaître : c’est bel et bien lui, dans ce beau linge,
indubitablement ! Quelle mouche a bien pu piquer Solange ? Si son
acte n’avait été que panache, j’aurais pu comprendre, mais au vu des
conséquences de cette disparition…
En relisant encore et encore le poème, je me pose deux questions. Quelle
fut la dernière cachette du gâteau et quand, comment, et pourquoi Solange
a-t-elle sévie ? Je ne peux prétendre répondre à la première question, et
cela m’enrage.
Ce qui est évident, c’est que ma grand-mère vint clandestinement fouiner
chez mon autre grand-mère – puisque jamais ces dernières années elles ne se
sont invitées. Cette visite était-elle préméditée ? J’aimerais apprendre
que oui, mais qui m’aiderait à l’affirmer ?
Ce qui est beaucoup moins évident, c’est de comprendre ce que Solange a
vraiment volée. Ce biscuit devait avoir une signification particulière à ses
yeux ; le lien intime entre le texte et le trésor ressemble fort à un
message testamentaire. (Enfin, de ma place d’archéologue je voudrais bien que
ce soit le cas !)
Solange pensait donc à rebours des chanteurs, des écrivains, des savants.
Pour eux, le temps est une entité qui passe, ou à travers laquelle on passe, ou
qui se confond avec l’espace. Pour toi, Mamie, à l’inverse le temps n’est
visible que dans ce qui ne change jamais.
Pourquoi pas ? On reconnaît un lieu, une personne, une chose, à ce
qui reste identique, pas à ce qui a changé. Lorsque tout change, il n’y a plus
de temps, plus de repère. Ainsi ce biscuit pourrait être le représentant de ce
temps incontrôlable. Ne serait-il pas un repère fixe dans une histoire que
jalousait ma grand-mère ? Une bête histoire d’amitié telle que jamais elle
n’a pu en connaître, et qui la fit rêver ? Les étiquettes sont tellement
trompeuses…
Le biscuit aux senteurs de madeleine est un trésor, car il a capturé du
temps enchanté, mais l’acte mystique (Le vol ?) a échoué, parce que
Solange est morte quand même. Moralité, c’est toujours la mort qui gagne à la
fin !
Voilà comment, un vieux biscuit en main je ressens
à quel point
aujourd’hui est
un hier de demain. Et bien plus qu’un héritage, c’est une leçon de bonheur
triste.
Mon maquis, c’est ce qui ne change
jamais. Le temps totalitaire.